Repères-IREM. N° 135. p. 5-23. En lycée professionnel, le co-enseignement comme moyen de différencier sa pédagogie.

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Résumé

Depuis plusieurs années, dans l’académie de Nantes, les inspecteurs de la voie professionnelle ont initié des modules de formation au Plan Académique de Formation (PAF), avec le souci de conforter l’expertise des formateurs via des résultats de la recherche. C’est dans cette optique que quatorze professeurs ont bénéficié d’un accompagnement par Marie Toullec sur la thématique de la différenciation pédagogique (Tremblay et Toullec-Théry, 2020). Suite à l’apport de la chercheuse, fondé sur les recommandations du jury de la conférence du consensus Cnesco et l'Ifé / ENS de Lyon (2017), une dynamique s’est instaurée et les formateurs ont expérimenté certains dispositifs au sein de leur classe. Mélanie Berthelot- Lepage, membre de ce groupe de formateurs, a poursuivi ses échanges avec Marie Toullec, au-delà du cadre de la formation, pour rendre compte du travail mené au lycée du Bâtiment et Travaux publics de Nantes pendant l’année scolaire 2020-2021. Avec son collègue, Farhat Rekik (PLP Gros Œuvre), Mélanie Berthelot-Lepage enseigne dans une classe très hétérogène de seconde CAP « ouvrage béton armé » pour laquelle une différenciation pédagogique est nécessaire. Pour répondre aux besoins de chaque élève, les deux enseignants ont alors expérimenté diverses formes de travail à deux.
Cet article tente de répondre à leur questionnement : en quoi un dispositif de travail à deux permettrait-il une différenciation pédagogique plus effective des apprentissages au profit de tous les élèves ? L’expérimentation présentée a comme thème les propriétés du théorème de Pythagore et la règle du 3, 4, 5, un objet d’étude central pour les métiers du Gros Œuvre. En effet, pour implanter une maison, le maçon utilise la règle de 3, 4, 5 pour poser les cordeaux qui matérialiseront les futurs murs. Pour vérifier la perpendicularité d’un ouvrage, le maçon peut se référer à la réciproque du théorème de Pythagore.
Les auteurs ont élaboré cet écrit en plusieurs parties, d’abord une introduction, présentant le contexte institutionnel et le questionnement professionnel des enseignants, puis une description du thème de l’activité, dans ses dimensions académiques (les mathématiques) et de métier (le Bâtiment) ; suit une description de la mise en œuvre de l’expérimentation, illustrée de photos montrant cette différenciation pédagogique que permet un co-enseignement.
L’article se termine par une analyse des effets de ces pratiques à deux enseignants sous l’angle de la différenciation pédagogique.

STRUCTURE DE L'ARTICLE :
Introduction – contexte institutionnel et questionnement professionnel
Contexte institutionnel
Définir de quoi nous parlons
Construction du projet de travail à deux
Contexte de l’expérimentation
1. — Présentation de l’activité
1. 1 - Les enjeux de la séquence
Une anticipation professorale des obstacles potentiels (analyse didactique a priori)
1. 2 - D’un point de vue conceptuel
1. 3 - Du point de vue des enjeux didactico-pédagogiques et des organisations
1. 4 - Description
2. — Mise en œuvre et descriptif de la pratique dans la séquence d’apprentissage
2. 1 - Éléments clés de la première séance
TEMPS 1 : présentation d’une corde à nœuds et détermination de ses caractéristiques
TEMPS 2 : construction d’une corde à nœuds
TEMPS 3 : retour en salle adjacente à l’atelier de Gros Œuvre
2. 2 - Deuxième séance
TEMPS 1 : travail effectué dans la salle adjacente à l’atelier de Gros Œuvre
TEMPS 2 : travail effectué dans l’atelier de Gros Œuvre
2. 3 - Troisième séance
Travail effectué dans la salle adjacente à l’atelier de Gros Œuvre
TEMPS 1 : Un travail différencié
TEMPS 2 : travail effectué dans la salle adjacente à l’atelier de Gros Œuvre
3. — Analyse
3. 1 - Analyse de l’expérimentation au regard de la différenciation pédagogique
3. 2 - Analyse de l’expérimentation au regard du co-enseignement et des recommandations de la conférence de consensus
La partition collectif/individuel
Synthèse de l’expérimentation
Le code de couleur : bleu vif, ciblage d’un travail plus collectif ; bleu foncé : ciblage d’un travail plus individuel
L’évaluation et l’auto-évaluation, une clé pour faire progresser les élèves
Conclusion
Qu’est ce qui fait différenciation dans la pratique analysée ici ?
Bibliographie

Notes

Cet article est publié dans Repères-IREM N° 135.

Repères-IREM est la revue du réseau national des Instituts de Recherche sur l'Enseignement des Mathématiques (IREM), elle a été créée en octobre 1990. De nombreux articles peuvent être utilisés en formation initiale des enseignants.
Tous ses articles, jusqu'au dernier numéro paru, sont consultables et téléchargeables librement en ligne sur le site de l'IREM de Grenoble.

Données de publication

Éditeur UGA-IREM de Grenoble , Grenoble , France , 2024 Num. 135 Format 16 cm x 23,7 cm, p. 5-23 Index Bibliogr. p. 22-23
ISSN 1157-285X

Public visé chercheur, enseignant, formateur Niveau 1re, 2de, lycée professionnel, terminale

Type article de périodique ou revue Langue français Support papier

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